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LA TORTUE 🐢 COURAGEUSELA TORTUE 🐢 COURAGEUSE2 Comments 0 Shares 10 Views 0 0 Reviews2
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CONTE : Le Bon Roi
Il était une fois, au cœur d'une jungle luxuriante, un royaume où tous les animaux vivaient en paix. Chacun respectait les lois de la nature, mais une chose manquait encore : un roi capable de guider le peuple avec justice et sagesse.
Les animaux décidèrent alors d'organiser une grande assemblée pour choisir leur souverain. Beaucoup pensaient que le lion devait être couronné, car il était le plus fort et son rugissement inspirait le respect. D'autres préféraient l'éléphant, admiré pour son intelligence et sa grande mémoire.
Alors que le débat faisait rage, la vieille tortue, reconnue pour sa sagesse, prit la parole :
— « Vous regardez la force et la taille, mais avez-vous pensé à celui qui sert les autres sans rien attendre en retour ? »
Tous se turent.
La tortue désigna alors Samba, un humble phacochère. Il n'était ni le plus puissant, ni le plus rapide, ni le plus impressionnant. Pourtant, il était toujours le premier à aider les autres. Pendant les sécheresses, il creusait des points d'eau. Lors des inondations, il organisait le sauvetage des plus faibles. Lorsqu'un animal souffrait, il était à ses côtés.
Malgré cela, plusieurs animaux éclatèrent de rire.
— « Un phacochère roi ? Impossible ! »
La tortue répondit calmement :
— « Un véritable roi n'est pas celui qui fait peur, mais celui qui protège son peuple. »
Pour départager les candidats, les animaux organisèrent plusieurs épreuves.
La première consistait à sauver un petit oiseau prisonnier d'un buisson épineux. Le lion arracha les branches avec violence et blessa l'oiseau. L'éléphant essaya avec sa trompe, mais les épines étaient trop fines. Samba, lui, retira les ronces une à une avec patience jusqu'à libérer l'oiseau sans lui faire le moindre mal.
La seconde épreuve portait sur une grave pénurie de nourriture. Le lion pensa d'abord à satisfaire les plus forts. L'éléphant proposa une solution qui ne convenait qu'aux grands herbivores. Samba suggéra que chacun apporte ce qu'il pouvait trouver afin de tout partager équitablement. Ainsi, aucun animal ne serait oublié.
À la fin des épreuves, il n'y eut plus aucun doute.
Tous les animaux comprirent que la grandeur d'un dirigeant ne se mesure ni à sa force, ni à sa taille, mais à sa capacité à servir les autres avec justice, compassion et intelligence.
Samba fut alors couronné roi de la jungle.
Sous son règne, les conflits diminuèrent, la solidarité grandit et la jungle connut une longue période de paix et de prospérité. Les plus faibles étaient protégés, les plus forts apprirent à partager, et chacun trouva sa place.
Depuis ce jour, les animaux racontent cette histoire à leurs petits pour leur rappeler qu'un bon chef est avant tout un serviteur de son peuple.
Morale
La véritable grandeur ne réside ni dans la force, ni dans la richesse, ni dans le pouvoir. Un vrai leader est celui qui fait preuve d'humilité, de justice et de compassion. Celui qui sert les autres avec un cœur sincère mérite naturellement leur confiance et leur respect.
✍️ NIAGAMOUNA SIDIKI LE WASSOLONCONTE : Le Bon Roi Il était une fois, au cœur d'une jungle luxuriante, un royaume où tous les animaux vivaient en paix. Chacun respectait les lois de la nature, mais une chose manquait encore : un roi capable de guider le peuple avec justice et sagesse. Les animaux décidèrent alors d'organiser une grande assemblée pour choisir leur souverain. Beaucoup pensaient que le lion devait être couronné, car il était le plus fort et son rugissement inspirait le respect. D'autres préféraient l'éléphant, admiré pour son intelligence et sa grande mémoire. Alors que le débat faisait rage, la vieille tortue, reconnue pour sa sagesse, prit la parole : — « Vous regardez la force et la taille, mais avez-vous pensé à celui qui sert les autres sans rien attendre en retour ? » Tous se turent. La tortue désigna alors Samba, un humble phacochère. Il n'était ni le plus puissant, ni le plus rapide, ni le plus impressionnant. Pourtant, il était toujours le premier à aider les autres. Pendant les sécheresses, il creusait des points d'eau. Lors des inondations, il organisait le sauvetage des plus faibles. Lorsqu'un animal souffrait, il était à ses côtés. Malgré cela, plusieurs animaux éclatèrent de rire. — « Un phacochère roi ? Impossible ! » La tortue répondit calmement : — « Un véritable roi n'est pas celui qui fait peur, mais celui qui protège son peuple. » Pour départager les candidats, les animaux organisèrent plusieurs épreuves. La première consistait à sauver un petit oiseau prisonnier d'un buisson épineux. Le lion arracha les branches avec violence et blessa l'oiseau. L'éléphant essaya avec sa trompe, mais les épines étaient trop fines. Samba, lui, retira les ronces une à une avec patience jusqu'à libérer l'oiseau sans lui faire le moindre mal. La seconde épreuve portait sur une grave pénurie de nourriture. Le lion pensa d'abord à satisfaire les plus forts. L'éléphant proposa une solution qui ne convenait qu'aux grands herbivores. Samba suggéra que chacun apporte ce qu'il pouvait trouver afin de tout partager équitablement. Ainsi, aucun animal ne serait oublié. À la fin des épreuves, il n'y eut plus aucun doute. Tous les animaux comprirent que la grandeur d'un dirigeant ne se mesure ni à sa force, ni à sa taille, mais à sa capacité à servir les autres avec justice, compassion et intelligence. Samba fut alors couronné roi de la jungle. Sous son règne, les conflits diminuèrent, la solidarité grandit et la jungle connut une longue période de paix et de prospérité. Les plus faibles étaient protégés, les plus forts apprirent à partager, et chacun trouva sa place. Depuis ce jour, les animaux racontent cette histoire à leurs petits pour leur rappeler qu'un bon chef est avant tout un serviteur de son peuple. Morale La véritable grandeur ne réside ni dans la force, ni dans la richesse, ni dans le pouvoir. Un vrai leader est celui qui fait preuve d'humilité, de justice et de compassion. Celui qui sert les autres avec un cœur sincère mérite naturellement leur confiance et leur respect. ✍️ NIAGAMOUNA SIDIKI LE WASSOLON0 Comments 0 Shares 49 Views 0 Reviews
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CONTE : La cupidité d'Oncle Wassabaly
Il était une fois, dans un paisible village de pêcheurs situé au bord d'une immense mer, un homme nommé Oncle Wassabaly. Il était connu de tous pour être un pêcheur très habile. Personne ne savait jeter un filet aussi loin que lui, ni reconnaître les endroits où nageaient les plus gros poissons.
Mais Oncle Wassabaly avait un grand défaut : la cupidité.
Il ne se contentait jamais de ce qu'il gagnait. Chaque matin, il rêvait de capturer le plus gros poisson afin de le vendre au prix le plus élevé. Lorsqu'il revenait du marché avec une bonne recette, au lieu de remercier le ciel, il pensait déjà à gagner encore plus le lendemain.
Les anciens du village lui répétaient souvent :
— « Celui qui veut tout gagner finit parfois par tout perdre. »
Mais Oncle Wassabaly riait.
— « Les sages parlent, moi je fais fortune ! » répondait-il avec arrogance.
Un matin, avant même le lever du soleil, il chargea son lourd filet, prit sa canne à pêche et monta dans sa petite pirogue. La mer était calme, le ciel était clair, et une légère brise soufflait sur les vagues.
Après avoir atteint son endroit favori, il lança soigneusement son filet dans l'eau. Puis il s'assit en attendant que les poissons s'y prennent.
Pendant que son filet reposait sous les vagues, un mouvement attira son regard.
Sur la plage voisine apparut une magnifique gazelle. Son pelage brillait sous le soleil, et elle marchait tranquillement près des dunes.
Les yeux d'Oncle Wassabaly s'illuminèrent.
— « Si j'attrape cette gazelle, sa viande se vendra beaucoup plus cher que ces poissons ! Pourquoi attendre un simple filet quand je peux gagner une fortune ? »
Aveuglé par l'appât du gain, il oublia complètement son filet.
Il saisit sa canne à pêche, descendit précipitamment de sa pirogue et se mit à poursuivre la gazelle.
Il avançait doucement pour ne pas l'effrayer. Puis, croyant être assez près, il lança sa canne de toutes ses forces.
Mais la gazelle bondit au dernier instant.
La canne tomba dans le sable.
La gazelle disparut dans la brousse à une vitesse incroyable.
Fou de colère, Oncle Wassabaly se lança à sa poursuite. Il courut longtemps, trébucha sur des racines, glissa sur les pierres et s'épuisa complètement.
Quand il comprit enfin qu'il ne la rattraperait jamais, il revint essoufflé vers sa pirogue.
Arrivé au bord de la mer, son cœur se serra.
Son filet n'était plus là.
Les nombreux poissons qui s'y étaient pris avaient tiré le filet vers le fond de la mer. Les cordes avaient cédé sous leur poids.
Il venait de perdre son filet, sa meilleure canne à pêche et toute sa journée de travail.
Assis sur le sable, la tête entre les mains, il repensa aux paroles des anciens :
— « Celui qui veut tout gagner finit parfois par tout perdre. »
Cette fois, il comprit enfin leur sagesse.
Depuis ce jour, Oncle Wassabaly changea de comportement. Il travailla avec patience, se contenta de ce que son métier lui apportait et cessa de courir derrière des richesses imaginaires.
Les habitants du village remarquèrent son changement et racontèrent son histoire à leurs enfants afin qu'ils ne tombent jamais dans le même piège.
Morale
La cupidité fait perdre même ce que l'on possède déjà. Celui qui abandonne une bonne opportunité pour courir après un gain plus grand risque de tout perdre. La patience, la sagesse et le contentement sont les véritables chemins vers une vie heureuse.
✍️ NIAGAMOUNA SIDIKI LE WASSOULOUNKÉCONTE : La cupidité d'Oncle Wassabaly Il était une fois, dans un paisible village de pêcheurs situé au bord d'une immense mer, un homme nommé Oncle Wassabaly. Il était connu de tous pour être un pêcheur très habile. Personne ne savait jeter un filet aussi loin que lui, ni reconnaître les endroits où nageaient les plus gros poissons. Mais Oncle Wassabaly avait un grand défaut : la cupidité. Il ne se contentait jamais de ce qu'il gagnait. Chaque matin, il rêvait de capturer le plus gros poisson afin de le vendre au prix le plus élevé. Lorsqu'il revenait du marché avec une bonne recette, au lieu de remercier le ciel, il pensait déjà à gagner encore plus le lendemain. Les anciens du village lui répétaient souvent : — « Celui qui veut tout gagner finit parfois par tout perdre. » Mais Oncle Wassabaly riait. — « Les sages parlent, moi je fais fortune ! » répondait-il avec arrogance. Un matin, avant même le lever du soleil, il chargea son lourd filet, prit sa canne à pêche et monta dans sa petite pirogue. La mer était calme, le ciel était clair, et une légère brise soufflait sur les vagues. Après avoir atteint son endroit favori, il lança soigneusement son filet dans l'eau. Puis il s'assit en attendant que les poissons s'y prennent. Pendant que son filet reposait sous les vagues, un mouvement attira son regard. Sur la plage voisine apparut une magnifique gazelle. Son pelage brillait sous le soleil, et elle marchait tranquillement près des dunes. Les yeux d'Oncle Wassabaly s'illuminèrent. — « Si j'attrape cette gazelle, sa viande se vendra beaucoup plus cher que ces poissons ! Pourquoi attendre un simple filet quand je peux gagner une fortune ? » Aveuglé par l'appât du gain, il oublia complètement son filet. Il saisit sa canne à pêche, descendit précipitamment de sa pirogue et se mit à poursuivre la gazelle. Il avançait doucement pour ne pas l'effrayer. Puis, croyant être assez près, il lança sa canne de toutes ses forces. Mais la gazelle bondit au dernier instant. La canne tomba dans le sable. La gazelle disparut dans la brousse à une vitesse incroyable. Fou de colère, Oncle Wassabaly se lança à sa poursuite. Il courut longtemps, trébucha sur des racines, glissa sur les pierres et s'épuisa complètement. Quand il comprit enfin qu'il ne la rattraperait jamais, il revint essoufflé vers sa pirogue. Arrivé au bord de la mer, son cœur se serra. Son filet n'était plus là. Les nombreux poissons qui s'y étaient pris avaient tiré le filet vers le fond de la mer. Les cordes avaient cédé sous leur poids. Il venait de perdre son filet, sa meilleure canne à pêche et toute sa journée de travail. Assis sur le sable, la tête entre les mains, il repensa aux paroles des anciens : — « Celui qui veut tout gagner finit parfois par tout perdre. » Cette fois, il comprit enfin leur sagesse. Depuis ce jour, Oncle Wassabaly changea de comportement. Il travailla avec patience, se contenta de ce que son métier lui apportait et cessa de courir derrière des richesses imaginaires. Les habitants du village remarquèrent son changement et racontèrent son histoire à leurs enfants afin qu'ils ne tombent jamais dans le même piège. Morale La cupidité fait perdre même ce que l'on possède déjà. Celui qui abandonne une bonne opportunité pour courir après un gain plus grand risque de tout perdre. La patience, la sagesse et le contentement sont les véritables chemins vers une vie heureuse. ✍️ NIAGAMOUNA SIDIKI LE WASSOULOUNKÉ0 Comments 0 Shares 51 Views 0 Reviews6
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#JANIN_le_Lièvre_et_KONKOSIDA_la Tortue
Adaptation inspirée de la célèbre fable, enrichie dans l'esprit des contes africains.
Il y a bien longtemps, dans une vaste savane où les animaux vivaient en harmonie et tenaient conseil sous un immense baobab, deux animaux étaient connus de tous pour leurs qualités opposées.
Le premier s'appelait JANIN, un lièvre rapide comme le vent. Aucun animal ne pouvait le rattraper lorsqu'il courait. Cette vitesse exceptionnelle lui avait donné une grande confiance en lui, au point de devenir orgueilleux. Il se moquait souvent des animaux plus lents et croyait que personne ne pouvait rivaliser avec lui.
La seconde s'appelait KONKOSIDA, une vieille tortue réputée pour sa patience, sa sagesse et sa persévérance. Elle ne courait jamais, ne se précipitait jamais et avançait toujours d'un pas calme, mais sans jamais s'arrêter.
Un jour, alors que les animaux étaient réunis autour du baobab, JANIN se mit encore à rire de KONKOSIDA.
— « Comment peux-tu espérer arriver quelque part avec une allure aussi lente ? Avant que tu atteignes la rivière, j'aurais déjà fait trois fois le tour de la savane ! »
Les animaux éclatèrent de rire.
KONKOSIDA ne se fâcha pas. Elle leva simplement la tête et répondit avec douceur :
— « La vitesse est un don, mais elle ne vaut rien sans la discipline. Acceptes-tu une course contre moi ? »
Le lièvre éclata de rire.
— « Toi ? Une course contre moi ? Voilà la plaisanterie de l'année ! »
La tortue répondit calmement :
— « Si tu es si sûr de toi, alors accepte le défi. »
Le roi des animaux fixa une ligne de départ et une ligne d'arrivée. Tous les animaux se rassemblèrent pour assister à cette course qui promettait d'être mémorable.
Au signal, JANIN bondit comme une flèche et disparut presque aussitôt à l'horizon. KONKOSIDA, elle, posa lentement une patte devant l'autre, sans se laisser distraire.
Après quelques instants, le lièvre regarda derrière lui. La tortue était si loin qu'elle semblait immobile.
— « Cette course est déjà gagnée », pensa-t-il.
Certain de sa victoire, il décida de brouter quelques herbes fraîches. Ensuite, il s'allongea à l'ombre d'un arbre.
« J'ai largement le temps », se disait-il.
Une légère brise soufflait, les oiseaux chantaient et le sommeil finit par l'emporter.
Pendant ce temps, KONKOSIDA avançait toujours.
Pas après pas.
Sans courir.
Sans se plaindre.
Sans jamais regarder en arrière.
Elle savait qu'un long chemin se parcourt en continuant d'avancer.
Lorsque JANIN ouvrit enfin les yeux, le soleil avait déjà changé de place dans le ciel.
Pris de panique, il aperçut la tortue qui approchait de la ligne d'arrivée.
Il bondit de toutes ses forces.
Ses pattes frappaient le sol comme l'éclair.
Mais il était trop tard.
Sous les applaudissements des animaux, KONKOSIDA franchit la ligne d'arrivée la première.
Le silence se fit.
Le lièvre, essoufflé et honteux, baissa la tête.
La tortue s'approcha de lui avec un sourire bienveillant.
— « Tu vois, JANIN, la vitesse est une qualité admirable, mais elle devient inutile lorsqu'elle s'accompagne de négligence et d'arrogance. Celui qui avance chaque jour, même lentement, finit souvent par dépasser celui qui perd son temps à croire qu'il est déjà vainqueur. »
Le vieux hibou, gardien de la sagesse, conclut devant toute l'assemblée :
— « Celui qui méprise les autres prépare souvent sa propre défaite. La véritable force n'est pas de courir plus vite que tout le monde, mais de rester constant jusqu'au bout du chemin. »
Leçon de morale
Cette histoire nous enseigne que la persévérance, la discipline et l'humilité conduisent plus sûrement au succès que le talent accompagné d'orgueil. Beaucoup de personnes possèdent de grandes qualités, mais échouent parce qu'elles remettent les choses à plus tard ou sous-estiment les autres. À l'inverse, celui qui travaille avec patience, régularité et détermination finit par atteindre son objectif.
Comme le dit le proverbe : « Rien ne sert de courir ; il faut partir à point. »
✍️ Adaptation développée : NIAGAMOUNA SIDIKI LE WASSOULOUNKÉ#JANIN_le_Lièvre_et_KONKOSIDA_la Tortue Adaptation inspirée de la célèbre fable, enrichie dans l'esprit des contes africains. Il y a bien longtemps, dans une vaste savane où les animaux vivaient en harmonie et tenaient conseil sous un immense baobab, deux animaux étaient connus de tous pour leurs qualités opposées. Le premier s'appelait JANIN, un lièvre rapide comme le vent. Aucun animal ne pouvait le rattraper lorsqu'il courait. Cette vitesse exceptionnelle lui avait donné une grande confiance en lui, au point de devenir orgueilleux. Il se moquait souvent des animaux plus lents et croyait que personne ne pouvait rivaliser avec lui. La seconde s'appelait KONKOSIDA, une vieille tortue réputée pour sa patience, sa sagesse et sa persévérance. Elle ne courait jamais, ne se précipitait jamais et avançait toujours d'un pas calme, mais sans jamais s'arrêter. Un jour, alors que les animaux étaient réunis autour du baobab, JANIN se mit encore à rire de KONKOSIDA. — « Comment peux-tu espérer arriver quelque part avec une allure aussi lente ? Avant que tu atteignes la rivière, j'aurais déjà fait trois fois le tour de la savane ! » Les animaux éclatèrent de rire. KONKOSIDA ne se fâcha pas. Elle leva simplement la tête et répondit avec douceur : — « La vitesse est un don, mais elle ne vaut rien sans la discipline. Acceptes-tu une course contre moi ? » Le lièvre éclata de rire. — « Toi ? Une course contre moi ? Voilà la plaisanterie de l'année ! » La tortue répondit calmement : — « Si tu es si sûr de toi, alors accepte le défi. » Le roi des animaux fixa une ligne de départ et une ligne d'arrivée. Tous les animaux se rassemblèrent pour assister à cette course qui promettait d'être mémorable. Au signal, JANIN bondit comme une flèche et disparut presque aussitôt à l'horizon. KONKOSIDA, elle, posa lentement une patte devant l'autre, sans se laisser distraire. Après quelques instants, le lièvre regarda derrière lui. La tortue était si loin qu'elle semblait immobile. — « Cette course est déjà gagnée », pensa-t-il. Certain de sa victoire, il décida de brouter quelques herbes fraîches. Ensuite, il s'allongea à l'ombre d'un arbre. « J'ai largement le temps », se disait-il. Une légère brise soufflait, les oiseaux chantaient et le sommeil finit par l'emporter. Pendant ce temps, KONKOSIDA avançait toujours. Pas après pas. Sans courir. Sans se plaindre. Sans jamais regarder en arrière. Elle savait qu'un long chemin se parcourt en continuant d'avancer. Lorsque JANIN ouvrit enfin les yeux, le soleil avait déjà changé de place dans le ciel. Pris de panique, il aperçut la tortue qui approchait de la ligne d'arrivée. Il bondit de toutes ses forces. Ses pattes frappaient le sol comme l'éclair. Mais il était trop tard. Sous les applaudissements des animaux, KONKOSIDA franchit la ligne d'arrivée la première. Le silence se fit. Le lièvre, essoufflé et honteux, baissa la tête. La tortue s'approcha de lui avec un sourire bienveillant. — « Tu vois, JANIN, la vitesse est une qualité admirable, mais elle devient inutile lorsqu'elle s'accompagne de négligence et d'arrogance. Celui qui avance chaque jour, même lentement, finit souvent par dépasser celui qui perd son temps à croire qu'il est déjà vainqueur. » Le vieux hibou, gardien de la sagesse, conclut devant toute l'assemblée : — « Celui qui méprise les autres prépare souvent sa propre défaite. La véritable force n'est pas de courir plus vite que tout le monde, mais de rester constant jusqu'au bout du chemin. » Leçon de morale Cette histoire nous enseigne que la persévérance, la discipline et l'humilité conduisent plus sûrement au succès que le talent accompagné d'orgueil. Beaucoup de personnes possèdent de grandes qualités, mais échouent parce qu'elles remettent les choses à plus tard ou sous-estiment les autres. À l'inverse, celui qui travaille avec patience, régularité et détermination finit par atteindre son objectif. Comme le dit le proverbe : « Rien ne sert de courir ; il faut partir à point. » ✍️ Adaptation développée : NIAGAMOUNA SIDIKI LE WASSOULOUNKÉ6 Comments 7 Shares 99 Views 0 Reviews10
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son nom ?son nom ?1 Comments 3 Shares 86 Views 0 Reviews10
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CONTE : Le Crapaud qui mit à l'épreuve le cœur de ses frères
Il y a bien longtemps, à l'époque où les animaux parlaient le langage des hommes et où la sagesse se transmettait à l'ombre des grands baobabs, une nombreuse famille de crapauds vivait paisiblement au bord d'une mare, au cœur de la savane africaine.
Ils cultivaient les mêmes terres, célébraient ensemble les saisons des pluies et se réunissaient souvent pour résoudre les problèmes de la communauté. À première vue, ils formaient une famille unie. Pourtant, leur aîné, reconnu pour sa sagesse et son expérience, nourrissait un doute.
Il se demandait :
« Mes frères m'aiment-ils réellement, ou leur affection ne dure-t-elle que tant qu'elle ne leur coûte rien ? »
Pour découvrir la vérité, il décida de les mettre à l'épreuve.
Un matin, il convoqua toute la famille sous le vieux baobab. Lorsque chacun fut installé, il baissa les yeux et parla d'une voix tremblante :
— Mes frères, une grave maladie m'affaiblit. Je n'ai plus les moyens de payer le guérisseur. J'ai seulement besoin que l'un d'entre vous m'accompagne jusqu'à son village afin de sauver ma vie.
Un profond silence envahit l'assemblée.
L'un répondit :
— Je dois surveiller mes champs.
Un autre dit :
— Mes enfants sont malades.
Un troisième ajouta :
— J'ai un long voyage à faire.
Les excuses se succédèrent jusqu'à ce qu'il ne reste plus personne auprès de l'aîné.
Assis seul sous le baobab, il comprit une vérité douloureuse : beaucoup savent partager les paroles de compassion, mais peu acceptent d'en supporter le poids par leurs actes.
Deux jours plus tard, il convoqua de nouveau toute la famille.
Cette fois, son visage semblait encore plus fatigué.
Il prit une profonde inspiration et déclara :
— Mes frères, je sens que mes jours touchent à leur fin. Avant de rejoindre nos ancêtres, une seule inquiétude demeure dans mon cœur : je ne voudrais pas laisser mon épouse seule et sans protection. Lequel d'entre vous accepterait de prendre soin d'elle en l'épousant après ma mort ?
À peine eut-il terminé sa phrase que plusieurs crapauds levèrent aussitôt la main.
— Moi !
— Non, c'est moi !
— Je serai un meilleur époux !
Très vite, ils commencèrent même à se disputer, chacun cherchant à convaincre les autres qu'il était le plus digne de remplacer l'aîné.
Le vieux crapaud les observa en silence. Puis il se leva lentement. Son regard n'était ni en colère ni rempli de haine, mais empreint d'une profonde déception.
Il leur dit :
— Lorsque ma vie pouvait encore être sauvée, aucun de vous n'avait une seule journée à me consacrer. Aujourd'hui que vous croyez pouvoir tirer profit de ma disparition, vous êtes tous volontaires.
Il marqua une pause avant d'ajouter :
— Vous ne cherchiez pas à sauver votre frère. Vous cherchiez seulement à hériter de ce qu'il possédait. Voilà pourquoi il faut toujours distinguer ceux qui aiment une personne de ceux qui aiment uniquement ce qu'elle peut leur apporter.
Ces paroles transpercèrent le cœur des crapauds.
Ils baissèrent la tête, envahis par la honte. Ce jour-là, ils comprirent que l'égoïsme finit toujours par révéler le véritable caractère d'une personne, même lorsqu'il est longtemps caché derrière de belles paroles.
Depuis cette époque, les anciens racontent cette histoire aux plus jeunes pour leur enseigner que la fraternité ne se mesure ni aux discours, ni aux promesses, mais aux sacrifices consentis lorsque surviennent les épreuves.
Morale
Les vrais frères ne sont pas ceux qui apparaissent lorsque les biens sont à partager, mais ceux qui restent présents lorsque les fardeaux sont à porter.
La compassion se prouve par les actes, non par les paroles. Celui qui abandonne son proche dans le besoin ne devrait pas espérer partager les avantages lorsque les jours heureux reviennent.
✍️ Adaptation : NIAGAMOUNA SIDIKI LE WASSOULOUNKÉ
https://www.facebook.com/share/1SU9NtjxCz/
https://youtube.com/@parole.ancestrale?si=vaNQVof_pw0trGtsCONTE : Le Crapaud qui mit à l'épreuve le cœur de ses frères Il y a bien longtemps, à l'époque où les animaux parlaient le langage des hommes et où la sagesse se transmettait à l'ombre des grands baobabs, une nombreuse famille de crapauds vivait paisiblement au bord d'une mare, au cœur de la savane africaine. Ils cultivaient les mêmes terres, célébraient ensemble les saisons des pluies et se réunissaient souvent pour résoudre les problèmes de la communauté. À première vue, ils formaient une famille unie. Pourtant, leur aîné, reconnu pour sa sagesse et son expérience, nourrissait un doute. Il se demandait : « Mes frères m'aiment-ils réellement, ou leur affection ne dure-t-elle que tant qu'elle ne leur coûte rien ? » Pour découvrir la vérité, il décida de les mettre à l'épreuve. Un matin, il convoqua toute la famille sous le vieux baobab. Lorsque chacun fut installé, il baissa les yeux et parla d'une voix tremblante : — Mes frères, une grave maladie m'affaiblit. Je n'ai plus les moyens de payer le guérisseur. J'ai seulement besoin que l'un d'entre vous m'accompagne jusqu'à son village afin de sauver ma vie. Un profond silence envahit l'assemblée. L'un répondit : — Je dois surveiller mes champs. Un autre dit : — Mes enfants sont malades. Un troisième ajouta : — J'ai un long voyage à faire. Les excuses se succédèrent jusqu'à ce qu'il ne reste plus personne auprès de l'aîné. Assis seul sous le baobab, il comprit une vérité douloureuse : beaucoup savent partager les paroles de compassion, mais peu acceptent d'en supporter le poids par leurs actes. Deux jours plus tard, il convoqua de nouveau toute la famille. Cette fois, son visage semblait encore plus fatigué. Il prit une profonde inspiration et déclara : — Mes frères, je sens que mes jours touchent à leur fin. Avant de rejoindre nos ancêtres, une seule inquiétude demeure dans mon cœur : je ne voudrais pas laisser mon épouse seule et sans protection. Lequel d'entre vous accepterait de prendre soin d'elle en l'épousant après ma mort ? À peine eut-il terminé sa phrase que plusieurs crapauds levèrent aussitôt la main. — Moi ! — Non, c'est moi ! — Je serai un meilleur époux ! Très vite, ils commencèrent même à se disputer, chacun cherchant à convaincre les autres qu'il était le plus digne de remplacer l'aîné. Le vieux crapaud les observa en silence. Puis il se leva lentement. Son regard n'était ni en colère ni rempli de haine, mais empreint d'une profonde déception. Il leur dit : — Lorsque ma vie pouvait encore être sauvée, aucun de vous n'avait une seule journée à me consacrer. Aujourd'hui que vous croyez pouvoir tirer profit de ma disparition, vous êtes tous volontaires. Il marqua une pause avant d'ajouter : — Vous ne cherchiez pas à sauver votre frère. Vous cherchiez seulement à hériter de ce qu'il possédait. Voilà pourquoi il faut toujours distinguer ceux qui aiment une personne de ceux qui aiment uniquement ce qu'elle peut leur apporter. Ces paroles transpercèrent le cœur des crapauds. Ils baissèrent la tête, envahis par la honte. Ce jour-là, ils comprirent que l'égoïsme finit toujours par révéler le véritable caractère d'une personne, même lorsqu'il est longtemps caché derrière de belles paroles. Depuis cette époque, les anciens racontent cette histoire aux plus jeunes pour leur enseigner que la fraternité ne se mesure ni aux discours, ni aux promesses, mais aux sacrifices consentis lorsque surviennent les épreuves. Morale Les vrais frères ne sont pas ceux qui apparaissent lorsque les biens sont à partager, mais ceux qui restent présents lorsque les fardeaux sont à porter. La compassion se prouve par les actes, non par les paroles. Celui qui abandonne son proche dans le besoin ne devrait pas espérer partager les avantages lorsque les jours heureux reviennent. ✍️ Adaptation : NIAGAMOUNA SIDIKI LE WASSOULOUNKÉ https://www.facebook.com/share/1SU9NtjxCz/ https://youtube.com/@parole.ancestrale?si=vaNQVof_pw0trGts
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